Etape semée d’embûches pour les raiders. Pour traverser la mer Rouge et atteindre la péninsule Arabique, les participants se sont trouvés confrontés à des problèmes d’autorisation… Les jurés invités sont Michel Parbot (France), Michel Leblanc (Belgique), Jean-François Lisée (Canada), Raymond Vouillamoz (Suisse), Didier Ades (Monaco). Les films proposés, tournés à Djibouti, sont:
- France (A2): Les voyageurs de l’inquiétude (à 14’33″)
- Suisse (SSR): Transit (à 20’37″)
- Canada (SRC): Paris 5600 (à 30’50″)
- Belgique (RTL): Impression (à 37’33″)
- Monaco (TMC): La rançon du khât (à 43’17″)
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Nous quittons l’Afrique. Avec beaucoup de questions et d’incertitudes. La péninsule Arabique est un monde à part qui n’aime pas tellement les convois de caméras et de magnétoscopes. De Djibouti, où aller? L’Arabie Saoudite? Oui, il y a quelques mois, non depuis quelques semaines. Le Yémen du Nord? Non depuis le premier jour. Le Yémen du Sud? Oui, mais! Le pays veut s’ouvrir à l’Occident mais la porte est étroite. Multiples démarches, nombreux rendez-vous, coups de téléphone en série: le temps a fini par nous rejoindre. Il nous a fallu quitter vite Djibouti avec les raiders et nos voitures. Nous nous sommes embarqués sur un vieux bateau, le “Randa”, direction Aden, au Yémen du Sud. Avec quelques avis favorables, quelques promesses aussi, mais sans visas. Un grand coup de poker, un défi que lance une fois de plus le “Grand Raid”. Cette fois, ça passe ou sa casse… – D.R.
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Je vous (re)trouve aussi tous beaux et belles. Ce qui me surprend surtout, c'est que vous n'ayez pas pris une seule ride en ces 25 ans;-) ! Mais peut-être est-ce grâce au Kubus, qui n'était finalement pas une arnaque ? Ou grâce aux omelettes aux oeufs d'autruche ? On ne peut pas en dire autant du studio parisien qui, lui, a mal vieilli : il n'y a que ce décor démodé qui nous fait comprendre qu'il s'agit d'une vieille émission de télévision. Pour le reste, je trouve que ça passe encore très bien, même si les moyens techniques de l'époque ont été dépassés, même si les voitures ont évolué dans leur style... On dit que les jeunes ont changé, moi je ne le crois pas : en vous voyant, on pourrait encore presque croire (s'il n'y avait pas la non-coupe de cheveux à la mode d'Alexandre;-)) que vous êtes des « jeunes d'aujourd'hui » et non des « jeunes d'hier ».
Outre le décor, les voitures et les moyens de communication, je relève un autre anachronisme, celui des situations politiques : Hong-Kong, britannique, rétrocédée à la Chine en 1997; l'apartheid, un sujet si « familier » pour nous jusqu'au début des années 90 (libération puis élection de Nelson Mandela) ne fait désormais heureusement plus partie de l'actualité. J'en parle à mes élèves (je suis professeur d'anglais) lors d'un exercice sur des personnages célèbres proposé dans le manuel que j'utilise, parce que j'essaie, en plus de leur donner des compétences linguistiques, de leur transmettre une certaine culture, celle que j'ai acquise notamment en regardant le Grand Raid. Je ne suivais pas l'émission pour l'aventure (je suis tout le contraire d'une aventurière !), mais avec l'arrière-pensée de me constituer « une banque de données » réutilisables dans d'autres domaines. Regarder le journal télévisé tous les jours en prenant note des événements dans un agenda enrichit considérablement la culture personnelle et si vous complétez par des « à-côtés plaisants » (parce qu'à 17 ans, il ne faut surtout pas que ce soit « barbant ») tels que le Grand Raid, ce que vous retenez s'étoffe, se met en forme, s'imprègne en vous avant de pouvoir être redistribué d'une manière ou d'une autre... Je pourrais me contenter de savoir sur le Canada ce qu'on en dit dans le texte que je lis avec mes élèves, mais je trouverais cela bien triste. Et même si le temps a effacé dans ma tête (plus pour longtemps !) la plupart des images que vous avez tournées, Vancouver (par exemple) n'est pour moi pas qu'un mot sur une carte géographique : quand j'arrive à mon chapitre sur le Canada dans mes classes, si je ne parle pas totalement dans le vide, c'est aussi un peu grâce à vous... Que pourrais-je donc dire d'autre que merci à tous ceux qui ont oeuvré au Grand Raid, même si c'est avec 25 ans de retard ?
Laurence (Belgique)